a voir pour les idées http://www.veoh.com/browse/videos/category/animation/watch/v6379267p4RASaSD
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Un blog plein d´articles trèèès intéressants sur l´impro
: le Caucus
Lu sur le site d´Inédit théâtre, les créateurs du catch impro... Pas besoin de commentaire je pense, ça parle de soi-même, rien à redire... 
Quelques mots sur l´improvisation
L´improvisation théâtrale a toujours été un outil de travail du comédien. Toutes les écoles de théâtre l´utilisent en exercice afin d´affuter le comédien. Mais le plus souvent cela reste uniquement un exercice d´atelier. Le comédien en spectacle travaille son domaine : l´interprétation. On garde encore la distinction entre écriture (auteur), mise en scène (metteur en scène) et interprétation (comédien). Ces trois champs de création sont distincts et s´exécutent par des personnes différentes, dans des lieux différents et dans des temps différents.
L´idée de créer le comédien improvisateur, c´est tout simplement de condenser l´écriture, la mise en scène et l´interprétation en une seule personne, en un seul lieu et un seul temps.
Le comédien-improvisateur devient totalement maître de sa création, il est même en situation perpétuelle de création.
Proposer un spectacle à base d´improvisation, c´est proposer au spectateur d´être complice de l´acte de création.
Le spectacle d´improvisation n´est pas une oeuvre finie, figée. Le spectacle d´improvisation est perpétuellement en mouvement. Le théâtre plus classique gagne en profondeur, là où le spectacle d´improvisation gagne en vie, fraîcheur et spontanéité.
Comme le dit Louis Jouvet :
«l´improvisation ne s´improvise pas, elle est le fruit d´un travail».
Le comédien-improvisateur se doit de travailler plusieurs champs d´applications.
Les techniques propres à l´improvisation : le comédien-improvisateur se doit de connaître et de maîtriser ces techniques. L´écoute et la construction sont les piliers fondateurs de ces techniques. Une fois des codes mis en place, le comédien-improvisateurs peut créer dans ce cadre. De temps en temps il est intéressant de bousculer voir même de casser le cadre afin de permettre au comédien de pousser plus loin l´aventure.
On comprend aisément que le spectacle dépend entièrement de ces comédien-improvisateurs et non d´un quelconque principe, concept ou même titre de spectacle. En improvisation théâtrale comme au théâtre on choisit un partis pris, de cette direction viendra la tonalité générale de la création. La seule manière réellement efficace de comprendre le partis pris d´un spectacle d´improvisation, est d´assister à une représentation, car c´est le seul moment où le comédien-improvisateur se livre totalement.
(page d´origine http://www.inedittheatre.com/compagnie/improvisation.php)
Une autre réflexion que j´ai trouvée sur le site d´un artiste peintre (Emmanuel Pons). Ça parle de peinture, mais je pense que ça peut tout autant s´appliquer à l´impro....
"Et maintenant, il faut... RATER !
RATER POUR REUSSIR : si l’on réussit toujours, on ne s’en pas compte. La notion de réussite, donc de plaisir, n’existe que parce qu’existe la notion d’échec.
RATER POUR SE RECONCENTRER : quand le ratage devient flagrant, il entraîne souvent une réaction. Déception, colère, volonté de reprendre le dessus dans le duel toile/peintre. Remotivation, reconcentration.
RATER POUR SE RATTRAPER : lorsque le tableau est fade, que rien dans l’oeuvre n’arrête le regard, il peut être bon de faire "n’importe quoi", afin de rater vraiment et de provoquer la réaction sus-citée. Il faut ensuite regarder, bien lire le tableau qui montre peut-être un "plus" à présent, dû au relâchement du geste saboteur.
RATER POUR TROUVER AUTRE CHOSE : il est difficile de changer de route lorsqu’on est proche de quelque chose de bien. Pourtant, on peut parfois tourner très longtemps autour du "beau" sans y parvenir. On peut alors tenter le tout pour le tout : le geste salvateur ou destructeur, le collage magique ou désatreux, le rouge ou le noir etc. Si ça marche, on a tout gagné, sinon, on est forcé de changer de route. Mais on le fait avec moins de regrets puisque l’on a essayé "quelque chose".
RATER POUR FAIRE AVANCER LA TOILE : les ratages successifs laissent leurs traces sur la toile. Le temps passé sur l’oeuvre se lit au travers des couches de peinture ou de matière. Plus on a vécu l’oeuvre, plus elle vit.
RATER POUR APPRENDRE A NE PLUS RATER : savoir pourquoi l’on a raté. Se souvenir du résultat de tel mélange, collage, essai, afin de ne pas le refaire s’il était inadapté.
RATER POUR APPRENDRE A REFUSER L’ECHEC : la frustration engendrée par le ratage peut être immense... et répétitive. Il faut d’abord l’accepter pour mieux la surmonter, et continuer, car
UN RATAGE N’EST PAS L’ECHEC FINAL DE L’OEUVRE, C’EST UN PASSAGE. UNE OEUVRE N’EST JAMAIS RATEE, ELLE N’EST SIMPLEMENT PAS TERMINEE !!!
L’oeuvre est terminée quand on n’a plus aucun doute, après l’avoir regardée sous tous les angles, de près, de loin, après avoir caché ses parties une à une pour en vérifier l’utilité. Quand on ne s’en sent plus l’auteur, mais le SPECTATEUR.
L’oeuvre est réussie lorqu’on a acquis la certitude qu’elle est terminée, et qu’elle tend vers l’Essentiel.
P.S. : L’important n’est pas de réussir, mais de faire, et d’y prendre plaisir."
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